Un grêlon meurt sur ma chaussure
les primevères dans l'herbe sèche
tranchent la tête des nuages
mille oiseaux crèvent les buissons
les haies dont la couronne est l'aube
les petits gibets du printemps.
Patrick Reumaux, Repérages du vif
(Gallimard, 1979)
par Olivier Cousin
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Poèmes des uns
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Chemin des hommes
Près du chemin de halage
Une trace noire
La blessure
Où tremble le vent
Sur l'ocelle d'un plumage
C'est un sang d'oiseau
Le soir
Le crépuscule s'abat
A l'heure où la solitude
Ternit
Un oiseau déchu
Sous des harnais d'ombres
Le vieil oiseau de mes rêves
S'est éteint
Il pleut
Et l'hiver s'enlise ici
Un soir
Sur les traces de halage
On saigne
Dans l'ornière des mensonges
Jean-Pierre Boulic, L'Instant si fragile
(Le
Nouvel Athanor, 2005)
par Olivier Cousin
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Poèmes des uns
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Ostentation assassine
vieux poème que tu traînes
alimentes
depuis l'enfance aux yeux de crapauds
déligote-le
jamais tu ne seras maîtresse de l'oeuvre
n'enclos plus les mots
laisse-les détaler
en lieux et places
sale ta vie de silence et d'oubli.
Guénane, Couleur femme
(Rougerie, 2007)
par Olivier Cousin
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Pour la Saint-Benoît le coucou chante
Et mon coeur déchante
Ton joli minois
M'obsède et me hante
M'écrase et me broie
Ta nef en émoi
Aux voiles battantes
M'aborde et me noie
Mais le coucou chante
A la Saint-Benoît
Le printemps est là
Rennes - 21 mars 1987 - Printemps Saint-Benoît
René Cloitre, Jardins lutins, jardins câlins
(chez l'auteur, 1990)
par Olivier Cousin
publié dans :
Poèmes des uns
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