Vendredi 29 février 2008
L'étranger
Je ne suis qu'apparemment ici.
Loin de ces jours que je vous ai donnés,
Est projetée ma vie.
Malhabile conquérant par mes cris gouverné,
Où vous m'apercevez je ne suis qu'un étranger.
Gestes d'amour partout éparpillés,
Je me faye une voie isolée, désertée.
D'une science à l'autre j'ai pris terrier,
Lièvre apeuré sentant sur lui braqué
Le fusil savant et sûr de la destinée.
Aucune terreur ne m'a manqué.
Armand Robin (1912-1961)
Le Monde d'une voix, 1968
par Olivier Cousin
publié dans :
Poèmes des uns
communauté :
LA PLUME D'ECRIVAINS
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