Discipliner le vent
dès que la mer vous regarde.
Chercher son aliment
est dans un geste.
Avec les os
démêler
avec les peurs
trahir
sans les vides
combler.
Olivier Hobé, à présent dans l'oeuf.
(L'atelier de Villemorge, 2000)
par Olivier Cousin
publié dans :
Poèmes des uns
0
recommander
Respire le soleil
qui glisse le long du mur
la couleur qui habille
la rose
le bruit d'abeille
qui porte le ciel
Mais n'oublie pas
que tu ne sais rien
du mur
de la rose
et du ciel.
Jean-Pierre Farines
Crayons de Soleil
(éditions BOF, 1997)
par Olivier Cousin
publié dans :
Poèmes des uns
1
recommander
Lorsque vous passerez les portes
Ne dites rien. Laissez tourner
Ces rafales d'oiseaux dans les buis,
S'affoler aux pelouses
Le réquisitoire du vent.
Dans chaque grange arquée contre le roc,
Faites silence encore un an.
Jacques Vandenschrick
Avec l'écarté, 1995 (éd. Cheyne)
par Olivier Cousin
publié dans :
Poèmes des uns
1
recommander
Les chemins andalous
Le soleil est mal accroché au ciel
Parfois il se montre bon envers les hommes
parfois rien ne va sur les chemins qu'il trace pour eux
Je laisse mes yeux traîner
sur les quatre domaines du vent
J'ai suspendu ma veste au seul nuage qui passait
Le sol est rougi de tant de sang,
de honte et d'orgueil, que là
poussent des arbres à sève hautaine
J'avancer pensant sans cesse
à ceux qu'on a couchés au bord des chemins :
paysans, poètes, journaliers ou bandits
Et ce sont ces chemins
qui me marchent à travers le coeur
Grenade-Cordoue,
avril 2008
O.C. in Dans le frémissement des oliviers